Les origines et la technique du vitrail

vitrail

Les vitraux sont des panneaux de verre formés de morceaux de verre de couleurs variées. Ils servent à boucher les fenêtres. Comme ils sont translucides, ils laissent passer la lumière. Dès le IVe siècle, des mosaïques incrustées de verre polychrome et d’or ornent les colonnes, l’entablement et l’architrave de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Les riches Romains avaient l’habitude de fermer les ouvertures de leurs villas au moyen du verre peint coloré. Pour tamiser la lumière, les Romains décoraient leurs thermes de mosaïques de verre coloré.

Généralité concernant les origines du vitrail

Depuis les époques antiques, le verre coloré a été déjà fabriqué. Dès IVe et Ve siècles, pour donner un effet de verrière primitive, des motifs en fines feuilles de gypse blanc enchâssées dans des cadres en bois sont utilisés pour occulter les fenêtres dans la première église chrétienne. Dans les fouilles de l’église de Jéricho en Orient, on a découvert des restes de vitraux. Datant du VIe siècle, dans la basilique Sainte-Sophie, on trouve cinq ouvertures de vitrail qui se répertorient. Au VIIe siècle, les églises européennes d’Occident utilisent de manière massive cette nouvelle technique.

Les vitraux au cours de l’histoire

Depuis VIe siècle, l’Italie adopte des vitraux qui sont sertis dans des cadres en bois, enchâssés dans du stuc, du plâtre ou dans des châssis de métal. En occident, à partir du Xe siècle, cette méthode a été de manière progressive remplacée par les vitraux au plomb qui offrent une certaine résistance à l’humidité. Le souffle créateur antique des artistes de la Renaissance réside dans l’habit porté par des personnages ou dans les détails décoratifs. À la Renaissance, les premières créations de panneaux de verre formés de pièces de verre de couleurs variées sont de façon probable dues à Lorenzo Ghiberti pour l’église épiscopale du diocèse de Florence. Au XVIIe et XVIIIe siècle, certains vitraux ont disparus. En cause, dans cette époque, la représentation symbolique du Moyen Âge n’était plus saisie. Aussi, le clair-obscur des églises gothiques s’assimile à l’obscurantisme. Et l’architecture conventionnelle privilégie les verrières blanches ou la grisaille. Ces circonstances ont entraîné la destruction de certains vitraux. La technique du vitrail a presque disparu au XVIIe siècle, en France. Le style néoroman et néogothique présente un renouveau pour les vitraux médiévaux après les troubles révolutionnaires. Le développement de la technique néogothique qui s’associe au Moyen Âge est parfois considéré comme un retour à une manière nationale.

La méthode pour réaliser des vitraux 

La qualité de la lumière, la pérennité, la solidité, la couleur et le dessin du vitrail constituent les idées déco à prendre en considération. La maquette présente un aperçu précis d’un vitrail en le figurant à l’échelle 1/10. Il comprend la peinture éventuelle, la coloration des verres et le tracé des plombs…La coloration définit l’agencement proportionné entre les pièces de verre. On sélectionne les verres en fonction des couleurs représentées sur la maquette et en prenant en compte leur nature. Le tracé désigne le « dessin technique » de la composition, faite à l’échelle 1/1 sur du papier de basse qualité. Il faut utiliser la maquette comme galbe pour tracer le réseau des plombs avec précision. Le tracé est à reporter sur un calque avant de le calibrer. Une fois que le calque est réalisé, il faut découper le tracé de manière méthodique. Ce calibrage permet de garder les mesures de la composition en prenant en considération l’assemblage verre/plomb.

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